Mondial 2026 : entre succès sportif et scandale politique
La Coupe du monde 2026, remportée par l'Espagne, a été un succès sportif retentissant, mais elle a aussi révélé des tensions politiques inquiétantes. Gianni Infantino, le président de la FIFA, a vu son pari sur l'expansion à 48 équipes justifié par des matches spectaculaires et des performances surprenantes de petites nations comme le Cap-Vert. Cependant, son allégeance à Donald Trump a pris un tour dangereux, menaçant l'équité sportive et ternissant l'image de l'instance dirigeante.
Un format élargi qui a porté ses fruits
L'élargissement à 48 équipes a été un succès. Les Capverdiens, en particulier, ont brillé en poussant l'Argentine en prolongation après avoir tenu en échec l'Espagne, l'Uruguay et l'Arabie Saoudite. Sur les 104 rencontres, la très grande majorité a été compétitive, avec des surprises comme le nul de Curaçao contre l'Équateur et la performance de la RD Congo face au Portugal et à l'Angleterre. Infantino envisage déjà une expansion à 64 participants pour 2030, arguant que cela motive les petits pays.
Un spectacle hollywoodien
Le tournoi a été un véritable blockbuster, avec des stars comme Lionel Messi, Kylian Mbappé (record de 22 buts en Coupe du monde), Erling Haaland et Jude Bellingham. La « feel good story » du Cap-Vert, mené par son gardien Vozinha, a captivé le public. Les pauses fraîcheur, imposées par les fortes chaleurs, ont été critiquées pour leur impact sur le rythme des matches, mais ont profité aux diffuseurs. Le coût exorbitant des billets, soumis à une tarification dynamique, a été un sujet brûlant, mais les stades étaient presque toujours pleins.
Les visas de la discorde
La participation de l'Iran a été incertaine en raison de la guerre au Moyen-Orient. Certains membres de l'encadrement n'ont pas obtenu de visa, et l'équipe a dû jouer ses trois matches à Los Angeles et Seattle, avec des conditions de voyage dégradées. Infantino a assuré que l'Iran participerait, et les agents d'ICE n'ont pas fait de rafles aux abords des stades, comme certains le craignaient. Mais cette affaire a mis en lumière les tensions politiques et les ingérences potentielles dans le sport.
Un bilan contrasté pour Infantino
Le Mondial 2026 a généré d'énormes bénéfices financiers, assurant probablement la réélection d'Infantino à la tête de la FIFA l'an prochain. Mais son image est écornée et sa crédibilité contestée. L'impact climatique du tournoi, avec des vols en jet privé et des déplacements sur quatre fuseaux horaires, a été critiqué. La question de l'équité sportive, mise à mal par les liens avec Trump, reste ouverte. La Suisse, en tant que pays hôte de la FIFA, doit rester vigilante face à ces dérives autoritaires et défendre les valeurs de neutralité et de transparence.
FAQ
Quels sont les principaux scandales politiques du Mondial 2026 ?
Les tensions autour de la participation de l'Iran, les problèmes de visas et l'allégeance de Gianni Infantino à Donald Trump ont suscité des inquiétudes sur l'équité sportive et l'indépendance de la FIFA.
Comment l'expansion à 48 équipes a-t-elle été reçue ?
Globalement positive, avec des performances honorables des petites nations et un suspense maintenu jusqu'à la dernière journée de la phase de groupes. Cependant, des critiques persistent sur l'impact climatique et logistique.
Quel est l'avenir de Gianni Infantino à la tête de la FIFA ?
Les bénéfices financiers du tournoi lui assurent une réélection probable, mais sa crédibilité est contestée en raison des scandales politiques et environnementaux.