Super-G olympique : Malorie Blanc peut-elle récidiver après sa victoire à Crans-Montana ?
L'équipe de Suisse féminine de ski alpin traverse une période contrastée par rapport aux performances masculines. Cependant, la récente victoire de Malorie Blanc en Super-G à Crans-Montana ouvre des perspectives encourageantes pour les Jeux olympiques de Cortina d'Ampezzo.
Un parcours prometteur malgré l'inexpérience
À 22 ans, la Valaisanne d'Anzère ne compte qu'une année d'expérience sur le circuit de Coupe du monde, mais ses débuts ont été remarquables. Championne du monde juniors de super-G en 2024, elle avait marqué les esprits dès janvier dernier avec une deuxième place en descente à St-Anton et une neuvième position en super-G.
Son profil de performance révèle une préférence pour le super-G : sixième à St-Moritz contre des classements plus modestes en descente (13e et 19e). Cette tendance s'est confirmée à Crans-Montana, où elle a décroché sa première victoire mondiale après une 19e place en descente.
Les défis de Cortina d'Ampezzo
L'Olimpia delle Tofane présente des exigences techniques particulières que Malorie Blanc découvre encore. Bien qu'elle qualifie cette piste de "vraiment intéressante", les observateurs notent la nécessité d'un engagement plus marqué dans les courbes rapides et d'une meilleure tenue de position sur les sections planes.
Sa 20e place en descente olympique dimanche, la moins performante des quatre représentantes helvétiques, a conduit à son éviction de la sélection pour le combiné par équipe. Le coach Beat Tschuor a évoqué une "fatigue mentale" pour expliquer cette décision.
Une récupération nécessaire
La skieuse valaisanne a elle-même reconnu l'importance de la pause suivant sa victoire à Crans-Montana : "C'était vraiment important de pouvoir récupérer physiquement, mais surtout psychologiquement. J'ai vraiment fait la larve parce que c'était ce qu'il me fallait après une journée pareille."
Un plateau concurrentiel relevé
Les favorites du super-G olympique s'articulent autour des Italiennes Federica Brignone et Sofia Goggia, particulièrement à l'aise sur leur terrain. L'absence de Lara Gut-Behrami, blessée, modifie la donne helvétique. Corinne Suter, médaillée d'argent mondiale sur cette piste en 2021, accompagnera Malorie Blanc aux côtés de Delia Durrer et Janine Schmitt.
La concurrence internationale s'annonce féroce avec les Autrichiennes, l'Américaine Breezy Johnson, l'Allemande Emma Aicher, la Norvégienne Kajsa Vickhoff Lie et la Tchèque Ester Ledecka, championne olympique sortante de la discipline.
Dans ce contexte exigeant, la capacité de Malorie Blanc à reproduire sa performance de Crans-Montana constituera un véritable test de maturité sportive pour cette prometteuse représentante du ski helvétique.