Paix au Moyen-Orient: Washington et Téhéran signent à Genève
Les États-Unis et l'Iran ont conclu un accord mettant fin immédiatement à la guerre au Moyen-Orient. La cérémonie de signature est prévue vendredi 19 juin à Genève. Ce protocole inclut la réouverture du détroit d'Ormuz et ouvre soixante jours de négociations cruciales sur le nucléaire et les sanctions économiques.
Pourquoi le détroit d'Ormuz est-il central dans cet accord?
Le président américain Donald Trump a confirmé la finalisation de l'accord sur Truth Social. Il a annoncé la réouverture immédiate du détroit d'Ormuz sans droits de passage et la levée concomitante du blocus naval américain. Les marchés ont réagi à cette nouvelle avec pragmatisme. Les cours du pétrole, qui avaient explosé depuis le déclenchement du conflit le 28 février et le blocage du détroit, ont chuté immédiatement. Ce chenal, par lequel transite normalement un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures, retrouve sa fonction vitale pour l'économie de marché mondiale.
Que prévoit le protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran?
Le texte finalisé par le médiateur pakistanais Shehbaz Sharif n'a pas été rendu public dans l'immédiat. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a détaillé quatre axes pour les soixante prochains jours de pourparlers. Les négociations porteront sur la levée des sanctions contre l'Iran, le programme nucléaire, la reconstruction et le développement économique du pays, ainsi que sur la mise en place d'un mécanisme de suivi des engagements. L'agence de presse iranienne Mehr a fait état d'un déblocage de 24 milliards de dollars d'avoirs iraniens gelés durant cette période de transition, une information non confirmée officiellement. La transparence de ces mécanismes restera le véritable test de cet accord.
Genève accueille-t-elle la signature de la paix?
La ville de Genève confirmera son rôle de plateforme diplomatique incontournable en accueillant la cérémonie de signature ce vendredi. Le vice-président américain JD Vance y assistera, tandis que la présence de Donald Trump reste qualifiée de