Vampires en bande dessinée: trois sagas à découvrir
La sortie de Gunnar le vampire dans la collection Aire Libre chez Dupuis rappelle l'attrait durable du 9e art pour les figures vampiriques. De la noirceur gothique à la tendresse enfantine, ces récits interrogent notre rapport à l'altérité et au libre arbitre.
Gunnar le vampire: le consentement comme règle
Dans ce pavé de 270 pages, le scénario pose une question éthique remarquable: un vampire peut-il fonder son existence sur le consentement de ses proies? Établi dans un château bourguignon décrépi au début du XXe siècle, Gunnar se nourrit exclusivement sur des vivants consentants. En six cents ans d'existence, ce dandy a développé une empathie pour les mortels, allant jusqu'à tomber amoureux de Marthe, qui refusa toujours l'immortalité.
Le quotidien de Gunnar s'écoule entre couture, balades à vélo et conversations avec les habitants du village, dont il est la coqueluche. La mort de sa compagne et le retour de sa soeur jumelle viendront bouleverser cet équilibre pacifique. L'ouvrage mêle comique, tragique et fantastique, agrémenté de réflexions philosophiques et d'autres plus pragmatiques, comme cette question existentielle: