Tardoc: quand les patients paient la fronde médicale
Le système de tarification Tardoc, en vigueur depuis janvier 2026, pousse certains spécialistes à multiplier les consultations pour compenser des revenus jugés insuffisants. Les patientes et patients en paient le prix: temps perdu, franchises doublées, risques sanitaires accrus. Un détournement qui viole ouvertement la LAMAL et la déontologie médicale, et que les assureurs entendent bien sanctionner.
Que prévoit le Tardoc et pourquoi certains spécialistes le contournent-ils?
Depuis janvier 2026, le Tardoc remplace le système Tarmed pour la tarification des soins médicaux en Suisse. Certaines prestations ne sont plus facturées individuellement mais regroupées en forfaits, notamment pour les traitements ambulatoires comme les arthroscopies ou les opérations de la cataracte. Or, ces forfaits s'avèrent parfois moins rémunérateurs que l'ancien système. Conséquence: des dermatologues, ophtalmologues et gastro-entérologues font revenir leurs patients à plusieurs reprises pour maintenir leurs revenus, arguant qu'ils travailleraient sinon