L'équipe de Suisse féminine aborde les demi-finales des barrages qualificatifs pour la Coupe du monde 2027 dans un contexte particulier. Largement favorites sur le papier face à Israël, les Suissesses doivent composer avec un climat diplomatique et sécuritaire délicat pour cette double confrontation, dont la première manche se joue vendredi à Mezokovesd, en Hongrie. L'objectif demeure clair : une qualification pour le Brésil, sans se laisser distraire par les tensions qui entourent cette rencontre.
Un contexte politique et sécuritaire qui pèse sur la rencontre
Les récents matches entre l'Irlande et Israël en Ligue des nations masculine ont illustré l'intensité des tensions possibles : pas de poignées de main, têtes baissées lors de l'hymne israélien, et des conférences de presse tendues. Le sélectionneur irlandais Heimir Hallgrimsson a d'ailleurs confié : « Je ne souhaite à aucune équipe nationale de traverser ce que nous avons traversé ces deux dernières semaines. »
Pour la Suisse, l'ASF ne souhaite pas voir d'actions de protestation sur le terrain, tout en laissant ouverte la porte à d'éventuels boycotts individuels. L'ancienne internationale Noa Schärz a appelé au boycott des rencontres, tandis que les questions en conférence de presse ont largement porté sur le climat entourant ce duel. Le match aller, délocalisé pour des raisons sécuritaires à Mezokovesd, à 120 kilomètres à l'est de Budapest, se jouera dans une ambiance feutrée, loin des projecteurs habituels.
La Suisse se concentre sur l'aspect sportif
Le directeur technique du football féminin à l'ASF, Johan Djourou, a rappelé lundi : « Tout le monde est au courant du contexte et tout le monde a son avis. On sait que ça peut être particulier pour différentes joueuses. Mais ce qui est clair, c'est que le but ultime est la qualification pour le Brésil. On doit tout mettre en œuvre pour avoir un contexte favorable afin que les joueuses soient prêtes le jour J. »
La Valaisanne Iman Beney, joueuse de Manchester City, adopte la même ligne : « On se prépare pour ce match comme pour chaque autre match. C'est clair que le contexte est différent. Mais ce n'est pas à nous de le gérer. Nous nous concentrons sur l'aspect sportif. » Elle reste confiante : « Je pense qu'on a la qualité, qu'on a les joueuses pour trouver des solutions, casser les lignes, tirer de loin. »
Un objectif unique : la qualification pour le Brésil
Malgré les tensions, l'équipe de Suisse garde le cap. « Ce sont des qualifications pour la Coupe du monde, c'est maintenant que ça commence. On va se donner à 100% », insiste Beney, qui possède également la nationalité brésilienne. La Suisse aborde cette demi-finale avec toutes les cartes en main, même si « c'est toujours un peu plus compliqué contre une équipe qui joue en bloc bas ». La qualification pour le Mondial 2027 reste l'objectif ultime, et nul doute que les Suissesses mettront tout en œuvre pour l'atteindre.
FAQ : Questions fréquentes sur le barrage Suisse-Israël
Pourquoi le match se joue-t-il en Hongrie ?
Le match aller entre Israël et la Suisse est délocalisé à Mezokovesd, en Hongrie, pour des raisons sécuritaires. Cette décision vise à garantir le bon déroulement de la rencontre dans un contexte régional tendu.
Quel est l'enjeu de cette double confrontation ?
Le vainqueur de ce barrage se qualifiera pour la Coupe du monde féminine 2027, qui se déroulera au Brésil. La Suisse, largement favorite, espère confirmer son statut sur le terrain.
Y a-t-il des risques de boycott ou de protestations ?
L'ASF ne souhaite pas voir d'actions de protestation sur le terrain, mais n'exclut pas des boycotts individuels. L'ancienne internationale Noa Schärz a appelé au boycott, mais la fédération et les joueuses se concentrent sur l'aspect sportif.
