Affaire Epstein: Les accusations contre Trump refont surface
La publication progressive des dossiers Epstein par le ministère américain de la Justice remet en lumière des accusations graves datant de 2016, impliquant le président américain Donald Trump et le défunt délinquant sexuel Jeffrey Epstein.
Une plainte controversée de 2016
Parmi les documents rendus publics figure une plainte déposée en Californie par une femme identifiée sous le nom de Katie Johnson. Cette dernière accuse Donald Trump et Jeffrey Epstein de l'avoir violée lorsqu'elle était âgée de 13 ans. L'authenticité de ce nom reste incertaine, la plaignante étant également désignée sous le pseudonyme Jane Doe, couramment utilisé aux États-Unis pour protéger l'identité des victimes.
Selon les éléments rapportés par Politico, la plaignante affirme avoir été maintenue en esclavage sexuel et contrainte à des actes sexuels sous la menace de conséquences mortelles. Les deux accusés auraient eu pleine connaissance de son âge mineur.
La victime présumée serait entrée dans l'entourage d'Epstein après que celui-ci lui eut promis une carrière de mannequin et des gains financiers. Elle aurait par la suite été invitée, comme d'autres mineures, à des soirées à caractère sexuel auxquelles Trump aurait participé.
Démentis catégoriques des accusés
Jeffrey Epstein avait qualifié ces accusations de ridicules, tandis que Donald Trump les avait rejetées comme étant du bullshit. En 2016, l'avocat de Trump, Alan Garten, avait déclaré à Politico: C'est catégoriquement faux. Ce n'est pas sérieux du tout. C'est sans fondement et irresponsable.
Cette plainte constitue la seule accusation publique impliquant Donald Trump et une victime mineure, bien que plusieurs femmes aient déjà porté des accusations d'abus à son encontre. La première plainte de Katie Johnson fut rejetée pour vice de procédure, et elle retira par la suite deux autres plaintes déposées à New York.
Un réseau d'abus documenté
L'affaire Epstein a révélé l'existence d'un vaste réseau d'exploitation sexuelle impliquant de nombreuses jeunes femmes et mineures. Parmi les victimes les plus connues figure Virginia Giuffre, qui accusait Epstein de l'avoir transmise à des personnalités influentes, notamment le prince Andrew.
Maria Farmer fut l'une des premières à dénoncer Epstein dès 1996, accusant le financier et sa complice d'avoir abusé de sa sœur Annie, alors âgée de 16 ans. Anouska De Georgiou, mannequin londonienne, témoigne également avoir été manipulée et exploitée par Epstein dans les années 1990.
Transparence judiciaire en cours
Le ministère américain de la Justice a annoncé que plus d'un million de documents supplémentaires liés à l'affaire Epstein devraient encore être rendus publics. Cette démarche de transparence s'inscrit dans une logique de respect du droit à l'information et de justice pour les victimes, principes fondamentaux de l'État de droit démocratique.
Ces révélations soulignent l'importance d'une justice indépendante et transparente, capable d'examiner sans complaisance les accusations portées contre toute personnalité, quelle que soit sa position sociale ou politique.