The Blood of Dawnwalker : le nouveau jeu des créateurs de The Witcher 3 mord-il vraiment ?
Le studio polonais Rebel Wolves, fondé par Konrad Tomaszkiewicz, le réalisateur de l'emblématique The Witcher 3, a sorti le 3 septembre 2026 son premier jeu, The Blood of Dawnwalker. Ce titre d'aventure médiévale, disponible sur PlayStation 5, Xbox Series X|S et PC, transporte les joueurs dans les Carpates du XIVe siècle, où les vampires règnent en maîtres.
Une vallée sous la coupe d'un seigneur vampire
L'histoire se déroule dans la vallée fictive de Sangora, soumise à l'autorité de Brencis, un seigneur vampire qui prélève un impôt bien particulier : le sang de ses sujets. Les joueurs incarnent Coen, un jeune villageois propulsé dans une rébellion qui le mène au fond d'une mine. Il en ressort transformé, mi-humain, mi-vampire, avec un ultimatum de trente jours pour sauver sa famille avant le prochain rituel.
Cette contrainte temporelle structure l'exploration de la vallée. Les quêtes principales font progresser l'histoire, tandis que les activités secondaires permettent de gagner en puissance et de découvrir les multiples intrigues qui animent Sangora. Comme dans The Witcher 3, le récit privilégie les nuances : les choix de dialogue mènent à des issues variées, posant sans cesse la même question existentielle : Coen restera-t-il fidèle à son humanité ou cédera-t-il à ses pulsions vampiriques ?
Un monde ouvert à double visage
Le jeu propose une mécanique originale : la dualité jour-nuit. De jour, Coen évolue comme un humain ordinaire, discutant avec les habitants, commerçant et traversant villages, bois et champs. La nuit, ses pouvoirs vampiriques prennent le dessus. Il peut alors escalader les murs, se déplacer sur les toits, surprendre ses adversaires ou se nourrir d'animaux pour apaiser sa soif.
Cette alternance modifie également les quêtes disponibles. Certaines disparaissent à la tombée du jour, et les décisions prises ne peuvent pas toujours être rattrapées. L'ultimatum des trente jours laisse néanmoins une marge de manœuvre : certaines activités ne font pas avancer le temps, permettant une exploration approfondie.
Un système de combat qui exige de la précision
Le système de combat se distingue par son exigence. Une simple pression sur une touche ne suffit pas pour parer les attaques : une flèche indique la direction du coup à contrer, en haut, en bas, à gauche ou à droite. Si ce mécanisme déroute au premier abord, il confère rapidement aux affrontements un rythme fluide et chorégraphié. Les soldats adverses, quant à eux, n'attendent pas passivement leur tour.
La progression offre trois axes de personnalisation : les pouvoirs de jour, ceux de nuit et les capacités physiques utiles sous les deux formes. Cette flexibilité permet à chacun d'adapter son approche selon son style de jeu.
Un héritier digne de The Witcher 3 ?
La comparaison avec The Witcher 3 est inévitable, et The Blood of Dawnwalker n'a pas à rougir de cette confrontation. On y retrouve une écriture mature et une liberté d'exploration qui rendent l'aventure captivante. Le jeu n'atteint pas les sommets visuels de la référence du genre, mais sa réalisation reste convaincante au regard des standards actuels.
C'est avant tout son histoire, la liberté offerte aux joueurs et ses combats originaux qui font de The Blood of Dawnwalker un très bon jeu d'aventure. Comptez entre 50 et 70 heures pour en voir le générique.
FAQ : questions fréquentes sur The Blood of Dawnwalker
Sur quelles plateformes The Blood of Dawnwalker est-il disponible ?
Le jeu est disponible sur PlayStation 5, Xbox Series X|S et PC depuis le 3 septembre 2026.
Quelle est la durée de vie du jeu ?
Il faut compter entre 50 et 70 heures pour terminer l'aventure principale et une partie des quêtes secondaires.
Le jeu est-il adapté à un public jeune ?
Non, le jeu est classé PEGI 18 en raison de sa violence et de ses thématiques adultes.