Pékin 2022: La moisson historique de la délégation suisse
Les Jeux olympiques de Pékin 2022 resteront gravés dans les annales du sport helvétique. Avec sept médailles au compteur, la Suisse a démontré l'excellence de son système sportif et la qualité de ses athlètes sur la scène internationale.
Lara Gut-Behrami ouvre la voie
Le 7 février, Lara Gut-Behrami décroche la première médaille de bronze de cette édition en slalom géant. La Tessinoise, passée du 8e au 3e rang lors de la seconde manche, pose les bases d'une dynamique exceptionnelle. "Jamais je n'aurais pensé retrouver le podium en géant ici", confie-t-elle dans l'aire d'arrivée.
Cette performance annonce sa future consécration en super-G, discipline où elle s'adjugera l'or quelques jours plus tard.
Une série de podiums remarquable
Le lendemain, Mathilde Gremaud célèbre son anniversaire avec une médaille de bronze en big air. "C'est le plus beau des cadeaux", murmure la Fribourgeoise, qui ignore alors qu'elle décrocherait l'or en slopestyle.
Le 9 février, Wendy Holdener complète cette série avec le bronze en slalom, bondissant de la 5e place initiale au podium à seulement 12 centièmes du titre. La Schwytzoise, déjà argentée en 2018, confirme sa régularité au plus haut niveau.
Des performances inattendues
Le 11 février marque un tournant avec deux médailles supplémentaires. Jan Scherrer crée la surprise en half-pipe, décrochant le bronze grâce à son "double rodeo switch backside alley oop 1080" exécuté pour la première fois en compétition. "Je suis heureux d'avoir pu enlever une médaille grâce à ma propre figure", souligne le Saint-Gallois.
Quelques heures plus tard, Michelle Gisin s'illustre en super-G avec une médaille de bronze inattendue. L'Obwaldienne, revenue d'une mononucléose, termine à seulement 30 centièmes de l'or. "C'est juste incroyable, c'est un moment inoubliable", savoure-t-elle.
Une justice tardive pour Fanny Smith
La dernière médaille de bronze revient à Fanny Smith en skicross, mais dans des circonstances particulières. Initialement disqualifiée pour avoir gêné une concurrente allemande, la Vaudoise obtient gain de cause devant les tribunaux. Elle ne recevra sa médaille que le 18 avril 2023. "J'ai ressenti un gros sentiment d'injustice à Pékin", témoigne-t-elle.
Cette moisson exceptionnelle illustre la profondeur du sport suisse et la capacité de ses athlètes à se transcender lors des grands rendez-vous. Un modèle d'excellence qui honore les valeurs helvétiques de rigueur et de dépassement de soi.