Engie surpasse les géants technologiques avec une performance remarquable de 42%
Dans un contexte où les valorisations des géants technologiques atteignent des sommets historiques, une action française sort du lot en 2025. Engie, le fournisseur d'énergie dirigé par Catherine MacGregor, affiche une performance boursière de 42%, rivalisant avec les « Magnificent 7 » américains.
Une alternative attractive aux méga-capitalisations surévaluées
Alors que Microsoft atteint sa valorisation la plus élevée depuis 23 ans et qu'Apple évolue à des niveaux comparables à ceux de 2007, les investisseurs avisés se tournent vers des opportunités moins onéreuses. Les « pure players » de l'intelligence artificielle comme Palantir ou Oracle se négocient désormais à des records, laissant peu de marge de sécurité.
Cette situation ouvre des perspectives intéressantes pour les entreprises qui, sans être directement exposées à l'IA, bénéficient de sa démocratisation. Engie illustre parfaitement cette logique d'investissement « value » dans un secteur en pleine transformation.
Une transformation stratégique couronnée de succès
Depuis l'arrivée de Catherine MacGregor à la tête du groupe il y a quatre ans, Engie a mené une restructuration exemplaire. La stratégie de repositionnement sur des activités à plus forte marge porte ses fruits : les marges opérationnelles sont passées de 16,8-17,4% à plus de 21%.
Cette transformation s'articule autour de trois axes principaux :
- Transition énergétique : 60% des investissements dirigés vers l'éolien, le solaire et le gaz
- Infrastructure flexible : 10% consacrés aux batteries et 20% à l'extension du réseau
- Diversification des revenus : équilibrage entre renouvelables, réseau et commerce énergétique
Une discipline financière remarquable
La gestion rigoureuse d'Engie se reflète dans ses indicateurs financiers. Le ratio dette nette/EBITDA s'établit à 3,2 fois, en amélioration par rapport aux 3,7 fois d'il y a quatre ans, tout en respectant la limite supérieure fixée à quatre fois.
Cette discipline permet au groupe de financer simultanément ses investissements de croissance et de maintenir un dividende attractif de 6,7%, assorti d'un bonus de fidélité de 10% pour les actionnaires de long terme.
Un positionnement stratégique face à l'évolution de l'IA
L'infrastructure décentralisée d'Engie répond aux besoins futurs de l'intelligence artificielle. Contrairement aux investissements massifs actuels dans les hyperscalers, l'avenir pourrait privilégier des fermes de serveurs plus petites et distribuées, adaptées à l'intégration de puces d'IA dans les véhicules et objets connectés.
Cette vision stratégique positionne favorablement Engie pour capter la valeur de la démocratisation de l'IA, tout en bénéficiant d'un modèle économique plus prévisible et moins volatil.
Perspectives d'investissement et recommandations
Le consensus des analystes demeure très favorable : sur 22 experts, 20 recommandent l'achat. L'objectif de cours moyen à 12 mois s'établit à 23,07 euros, soit un potentiel d'appréciation de 7%.
UBS, bien que plus prudent avec un objectif à 21 euros, souligne la sous-évaluation structurelle du titre par rapport au secteur. La banque anticipe une réduction progressive de cette décote grâce au recentrage vers des revenus plus prévisibles.
Avec un PER légèrement supérieur à 10 et une stratégie de réduction de l'activité « Merchant » volatile de 45% à 25% d'ici 2027, Engie offre un profil risque-rendement attractif pour les investisseurs « value » privilégiant la sécurité et la visibilité.
Dans un environnement de marché marqué par des valorisations tendues, cette alternative française mérite l'attention des investisseurs soucieux d'allier performance et prudence.